The Future Is Here
À Bruxelles, les migrants sont confinés autour du parc Maximilien et de la gare du Nord. On parle d'un espace-sas dans lequel ils attendent de pouvoir passer en Angleterre. Effectivement, Bruxelles est l'ultime tentative, le dernier espoir, la dernière chance pour eux de passer la frontière, de traverser la Manche pour arriver sur la terre tant convoitée.
Le constat d'une certaine indifférence, des gens travaillant et vivant dans le quartier, face à cette misère qui les entoure fut d'une violence extrême. C'est ainsi que j'ai choisi d'axer mon travail essentiellement sur le parc Maximilien et ses alentours, en me posant des questions : « Comment marquent-ils leur passage ? », « Comment arrivent-ils à s'approprier, tant bien que mal, cet espace dans lequel ils sont confinés ? ».
Se pencher sur l'histoire de ces hommes et de ces femmes oubliés, laissés pour compte, invisibles dans notre société, nous remet constamment en question : « Comment aborder ce sujet si sensible de la manière la plus bienveillante possible ? », « Comment apporter un regard juste pour tenter de retranscrire au mieux cette détresse et cette invisibilité ? ».